
Activités
du Quebec...
Revenu
Québec et les PME :
des
lacunes importantes
Montréal,
le jeudi 30 octobre 1997. Les PME éprouvent beaucoup
de difficultés avec Revenu Québec. Cest en effet
ce qui ressort dun sondage de la Fédération
canadienne de lentreprise indépendante (FCEI) effectué
auprès de 796 PME québécoises. Un sondage sur
le même thème fait par la FCEI en 1990 permet de mesurer
lamélioration ou la détérioration du
service de Revenu Québec.
La
perception des taxes de vente et de plusieurs déductions
à la source (CSST, RRQ, impôt sur le revenu, pensions
alimentaires, etc.) représente un travail colossal pour les
PME. Cest donc plus de 80 % des taxes et impôts que
reçoit le gouvernement qui sont perçus par les entreprises.
Selon les résultats du sondage de la FCEI, les coûts
dadministration reliés à la perception de ces
taxes sont de deux milliards de dollars par année.«
Le minimum exigé par les PME à légard
de RQ, cest que le système dadministration de
ces taxes soit simple et efficace de manière à ce
quelles perdent le moins de temps possible. Malheureusement,
la réalité dépeinte dans le sondage de la FCEI
démontre quil existe plusieurs lacunes au système
actuel », déplore Pierre Cléroux, Vice-président
Québec de la FCEI.
La
principale préoccupation des PME face à Revenu Québec
concerne les délais. En effet, plus de 90 % des répondants
se plaignent de ne pas avoir reçu leur remboursement en moins
de trente jours. Le délai le plus fréquemment observé
étant de 30 à 60 jours (43 % des répondants).
Ces délais ont un impact négatif sur leurs liquidités
et provoquent des difficultés inquiétantes lorsque
vient le temps de modifier une déclaration ou contester un
avis de cotisation. Selon M. Cléroux, « il ny
a pas de solution miracle, le ministère doit se faire un
devoir de réduire les délais de remboursement à
30 jours ».
De
plus, les taux dintérêts sont très élevés
pour les PME. Le gouvernement de son côté bénéficie
de taux dintérêts minimes lorsquil est
en retard dans ses remboursements alors quil noctroie
pas le même privilège aux entreprises. « Est-ce
que le gouvernement croit que les PME sont si riches quelles
peuvent absorber sans problème des frais dintérêts
élevés ? », sinterroge Pierre Cléroux.
« Si les taux dintérêts imposés
sur les créances étaient les mêmes que ceux
remis sur les remboursements, le gouvernement accélérerait
sûrement le processus de remboursement ».
Ainsi,
les entreprises font face à de lourdes pénalités
lorsquelles sont en retard dans leur paiement. Si lon
compare avec Revenu Canada, on constate que Revenu Québec
impose des pénalités beaucoup plus importantes que
ne le fait son homologue fédéral. De plus, lorganisme
québécois est très rigide dans lapplication
des pénalités. « À linstar de
Revenu Canada, RQ devrait élaborer des paramètres
permettant dannuler ou de réduire les pénalités
et les intérêts », croit M. Cléroux.
Enfin,
les PME ont dénoncé dans une forte proportion les
difficultés quelles ont à faire apporter des
corrections à un formulaire envoyé sans encourir des
lourdes pénalités de retard ou des frais liés
a des communications répétées avec le MRQ,
car toute erreur est traitée comme une fraude. Ainsi, moins
de 25 % des répondants déclarent pouvoir modifier
leur déclaration une fois quelle a été
envoyée au ministère.
Bien
que laccueil général de RQ se soit amélioré,
laccès à linformation est la source dune
grande insatisfaction des PME. La difficulté à obtenir
une ligne téléphonique, les transferts et les délais
trop longs dus à la recherche de linformation sont
autant dirritants qui compliquent la tâche des PME.
La rapidité à obtenir une ligne téléphonique
est leur principale critique, car plus de 70 % jugent ce service
comme étant mauvais, ce qui était déjà
le cas en 1990.
La
cohérence de linformation donnée par les agents
de RQ sest améliorée depuis les sept dernières
années puisquil y a plus dentreprises qui trouvent
linformation cohérente en 1996 quen 1990. Cependant,
malgré cette amélioration, on constate que seulement
20 % des PME évaluent positivement la cohérence des
informations données par lorganisme. « Il
nest pas normal que les dirigeants de PME nont pas confiance
en linformation fournie par Revenu Québec. Lorganisme
devrait remédier à la situation sans plus tarder
», sindigne M. Cléroux.
Le
message qui ressort du sondage est clair : les PME veulent que le
gouvernement enraie les difficultés et les pertes de temps
liées à ladministration des taxes. « Revenu
Québec a encore beaucoup de chemin à faire pour donner
un service adéquat aux PME qui ne loublions pas, perçoivent
gratuitement les taxes pour le gouvernement », affirme
M. Cléroux.
Voici
donc les recommandations de la FCEI afin daméliorer
le service de Revenu Québec :
| Problèmes |
|
Recommandations |
| 43
% des PME attendent de 30 à 60 jours avant dêtre
remboursées. |
|
Réduire
les délais de remboursement des sommes dues par Revenu
Québec à un maximum de 30 jours |
| Plus
de 70 % des PME se plaignaient de la lenteur à obtenir
une ligne téléphonique. |
|
Donner
un meilleur accès par téléphone aux mandataires,
les délais étant trop longs |
| Les
pénalités sont très élevées
et sont appliquées avec trop de rigidité. |
|
Les
pénalités imposées par RQ sont trop élevées
et devraient être harmonisées avec celles de Revenu
Canada. |
| Seules
23 % des PME qualifient de «bonne» linformation
fournie par RQ. |
|
La
formation déquipes spécialisées par
type de clientèle plutôt que par secteur entreprise/particulier
pourrait améliorer les choses. Une seule équipe
pourrait alors guider les entrepreneurs dans lensemble
de particularités fiscales qui les concernent. |
| Les
formulaires sont extrêmement complexes et nombreux. |
|
Simplifier
les formulaires de déduction à la source. |
| RQ
bénéficie de taux dintérêts
très bas alors que les PME en connaissent de très
hauts. |
|
Appliquer
le même taux dintérêt aux créances
des contribuables quaux créances de Revenu Québec.
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Pour
plus dinformation, veuillez contacter :
Delphine Mantha
Tél. : (514) 861-3234
Cel. : (514) 898-0209
Les
PME et Revenu Québec : le fardeau administratif des mandataires
du gouvernement
Contribution
des entreprises aux revenus du gouvernement du Québec :
Impôt
sur le revenu des sociétés ;
Taxe sur le capital ;
Contribution au fonds de service de santé ;
Contribution au fonds de lutte contre la pauvreté.
Contribution
des particuliers aux revenus du gouvernement du Québec, administrée
par les entreprises :
Impôt
sur le revenu des particuliers (déductions à la source)
;
Imposition des pourboires (1er janvier 1998) ;
Contribution au fonds de lutte contre la pauvreté ;
Taxe de vente du Québec ;
Taxes à la consommation (alcool, carburant, ...) ;
Prélèvement des pensions alimentaires (qui seront
redistribuées par Revenu Québec).
Contributions
des entreprises et ou des salariés aux organisations gouvernementales,
administrées par les entreprises :
Cotisation
au RRQ ;
Cotisation à la CSST ;
Cotisation à la Commission des normes du travail.
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