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M. Jocelyn
Turcotte, président, |
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AU MÉMOIRE POUR INTERVENTION PRÉSENTÉ À LA COMMISSION D'ENQUÊTE CHARGÉE DE FAIRE ENQUÊTE SUR LA SÛRETÉ DU QUÉBEC
PAR:
Le 4 août 1998 Commission
denquête chargée de faire
Messieurs et Madame les Commissaires,
Le Mouvement dAide aux Victimes de la Crise dOka tient à remercier la Commission denquête chargée de faire enquête sur la Sûreté du Québec de lui permettre de déposer son mémoire et de témoigner dans le cadre du volet no. 1 de son mandat en lui accordant le statut dintervenant.
Notre Mouvement regrette cependant que le statut de participant lui fut refusé car il aurait permis de faire la lumière sur un nombre important de dossiers, sur lesquels les gouvernements, et en tête de liste les membres de lAssemblée Nationale, ont toujours refusé nos demandes denquête publique pendant les cinq (5) années danarchie que les dirigeants gouvernementaux ont imposées à la population de Kanesatake.
Cest à tort que la population en général croit que le Rapport dEnquête du Coroner Guy Gilbert sur les causes du décès du caporal Marcel Lemay fut une enquête qui a couvert la Crise dOka et les multiples incidents qui se sont succédés à Kanesatake dans les cinq (5) années qui ont suivi lété de 1990. LEnquête du Coroner Gilbert na porté que sur les causes et les circonstances du décès du caporal Marcel Lemay.
Cependant la Commission aurait intérêt à lire le chapitre 14 de la Partie 3 du Rapport Gilbert1 traitant sur " Linertie des Gouvernements Fédéral et Provincial ". Le Rapport Gilbert cite : " il importe que nous nous tournions vers les personnes ou les organismes qui ont omis dagir. Si les erreurs de commission se perçoivent plus facilement, les erreurs domission nen sont pas moins évidentes. Souvent ces dernières aident à comprendre les premières. Elles peuvent également montrer que si ceux qui avaient le devoir dagir sétaient impliqués à la mesure de leurs responsabilités, les auteurs dactes répréhensibles nen seraient pas venus là. "
Ici " les personnes ou les organismes qui ont omis dagir " et " si ceux qui avaient le devoir dagir sétaient impliqués à la mesure de leurs responsabilités " prend tout son poids et son sens quand lon sait que la Sûreté du Québec est la grande responsable pour le respect de la sécurité sur tout le territoire du Québec et elle a lobligation dassurer la protection de tous les citoyens. La Commission comprendra que si le gouvernement provincial est responsable pour toutes les victimes quil a prises en otage par son inertie à Kanesatake, ce nest uniquement que par la bonne complaisance et la complicité de la Sûreté du Québec sil a eu le champs libre pour ses manuvres questionnables.
Certes la mort dhomme, surtout dun policier en devoir, a une connotation malheureuse et dune grande gravité, mais cela peut-il justifier la Sûreté du Québec dabdiquer devant toutes ses responsabilités et ainsi donner libre cours à un gouvernement inerte de prendre toute une population civile en otage, pendant plus de cinq ans, en lui refusant les droits que la Constitution du pays ainsi que les Chartes des droits canadienne et québécoise reconnaissent à tous les citoyens.
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